Un code d’éthique pour l’industrie Québécoise de l’alcool.

29 août 2006 Communiqués

Montréal, le 29 août 2006 – L’industrie québécoise de l’alcool a désormais son code d’éthique : une charte de la responsabilité sociale qui va au-delà des lois et des règlements en vigueur et qu’elle s’impose à elle-même, a annoncé aujourd’hui le président d’Éduc’alcool, Monsieur Jean-Guy Dubuc.

Fondé sur des principes et des valeurs clairement énoncés, le code couvre l’emballage des produits alcoolisés, la communication commerciale, les cibles de marketing et de communication ainsi que les pratiques commerciales et promotionnelles.

Les dispositions du code relatives à l’emballage et à la communication interdisent

  • d’utiliser la teneur en alcool comme argument de vente,
  • d’associer l’alcool à un comportement violent ou asocial ou encore à une drogue illicite,
  • de recourir au sexisme ou d’évoquer la performance ou l’attirance sexuelle, d’associer l’alcool à la réussite sociale,
  • de laisser entendre qu’il améliore les capacités physiques ou intellectuelles ou qu’il est bon pour la santé.

Elles interdisent également

  • d’encourager le calage ou la consommation excessive,
  • de présenter un attrait pour les moins de 18 ans,
  • de contenir une image de personnes de moins de 25 ans ou
  • de manquer de respect aux personnes qui choisissent de ne pas consommer d’alcool.

De plus, l’industrie s’interdit de viser les jeunes de moins de 18 ans, les personnes en état d’ébriété, les groupes et personnes à risques de dépendance, les personnes vulnérables et celles qui ont des ressources financières ou psychologiques limitées. Elle s’engage à ne pas mettre en scène ni à viser des lieux où il est dangereux ou imprudent de consommer de l’alcool.

Enfin, le code interdit les rabais, les offres promotionnelles et les pratiques commerciales qui incitent à une consommation rapide ou excessive d’alcool. De même, il n’autorise pas les offres promotionnelles et les rabais excessifs.

Résultat de plus de deux années de débats sérieux et approfondis, le code s’applique aux fabricants, aux détaillants, aux distributeurs et aux agents.

Il comprend un préambule qui situe la consommation d’alcool dans son contexte historique, culturel et social. Il reconnaît que, mal consommé ou surconsommé, l’alcool peut créer une dépendance. De même souligne-t-il qu’entre le plaisir lié à la modération et les problèmes de surconsommation, la marge est parfois mince.  « C’est pour cela qu’Éduc’alcool privilégie le développement de la culture de la dégustation par opposition à celle de l’ivresse, l’éducation et la responsabilisation des consommateurs, mais aussi la responsabilité de l’industrie », peut-on y lire.

« En adoptant ce document fondamental, nos membres issus de l’industrie ont confirmé leur engagement social et confirmé Éduc’alcool dans son rôle d’école de responsabilisation. Tous nos programmes visent à responsabiliser les Québécois dans leur relation à l’alcool. L’adoption du code d’éthique et l’auto-réglementation que nos membres s’imposent en y adhérant s’inscrivent dans ce même objectif », a indiqué M. Jean-Guy Dubuc.

Le code d’éthique a été adopté à l’unanimité par les membres d’Éduc’alcool. L’organisme a invité les autres intervenants dans le domaine à y adhérer. Il s’agit de l’Association des brasseurs du Québec, de l’Association des microbrasseries du Québec, de la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec, de l’Association des restaurateurs du Québec, du Conseil des chaînes de restaurants du Québec, de l’Association des détaillants en alimentation du Québec et de l’Association des marchands dépanneurs et épiciers du Québec.

Déjà la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes a adhéré formellement au code d’éthique. Tous les autres organismes sollicités ont inscrit le sujet de leur adhésion à l’ordre du jour de la réunion de leurs instances décisionnelles et se prononceront dès le mois de septembre.